Partager l'article ! ROTWEINKUCHEN ou le jour où j'ai cessé de me laisser mourir en Allemagne: Quand j'étais très jeune, on peut ...
Quand j'étais très jeune, on peut affirmer comme un euphémisme que je n'étais pas une grande aventurière. Mon collège était derrière ma maison, mes parents me trimbalaient partout en vacances et je ne quittais jamais le foyer pour le sport comme ma pote PERO qui partait en weekend régulièrement avec son club. Je restais littéralement scotchée aux jupes de ma mère comme un bébé kangourou (en encore moins débrouillard...).
A 12 ans, mon départ pour 15 jours d'échange en Allemagne s'annonçait comme une douloureuse épreuve, un sevrage violent. Heureusement que ma pote PERO était là pendant la journée.... Je dormais toutes les nuits à Lerchenberg chez ma corres' Julia dont je n'ai plus de nouvelles depuis des années. Julia était une petite allemande saine, sportive, toujours contente. J'étais une petite française chiante, momolle et plus ou moins équilibrée. Elle mangeait le gras du jambon mais c'est une autre histoire, point de jugement sur les moeurs charcutières de nos voisins européens.
La famille de Julia m'avait pourtant bien acceuillie. Sa maman me préparait des plats destinés à me plaire : pizzas, frites, salades... Mais voilà, ma maman me manquait, ces saloperies de teutons ma gentille famille d'acceuil tentait de me remonter le moral. Vains efforts, je ne me nourrissais plus. Rien ne passait excepté peut être la tartine de Nutella glissée dans mon sac pour 11H. Le soir, à table, je n'avalais rien. Je ne pipais pas un mot alors que je comprenais tout (je me passe moi-même la brosse à reluire mais j'adore l'allemand, je trouve cette langue facile d'accès et très belle, sans rire ! Ca doit venir de Sissi et son Papily arpentant les collines autrichiennes en culottes de cuir...).
Plus la date du retour en France approchait, mieux je me sentais. La veille du départ, j'ai eu une faim de loup, une bête de faim. Je me souviens très bien qu'il faisait beau. Nous étions avec Julia et sa maman dans le jardin, sous le parasol. Devant moi, une part de Rotweinkuchen (gâteau au vin rouge). Je pense quà ce moment, j'ai pulvérisé le record mondial d'avalage d'une part de gâteau. Julia et sa maman ont fait des yeux tout ronds. J'avais repris goût à la vie, j'avais cessé de me laisser mourir ! Prima !
Voilà pourquoi j'ai un souvenir ému du Rotweinkuchen. J'ai cherché une recette fiable mais sur les sites allemands de cuisine, il y en a plus de 100 répertoriées ! J'ai tapé "gâteau au vin rouge" sur Google et je suis tombée sur le site de Christophe Felder que, justement, je vénère. J'ai appliqué sa recette à la la lettre :la recette de Christophe Felder.
Résultat : un bon gâteau au choco un peu sec comme j'aime et un souvenir ému à la première bouchée !
Tschuss !!!
Je m'appelle Bénédicte. J'ai 30 ans, je vis à Paris Aix en Provence. Ce blog s'adresse à celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur l'alimentation sans viande. Je vous donne des recette faciles venant de plusieurs pays, glânées ici ou là (je cite mes sources) ou inventées. Mes centres d'intérêt : la protection animale, la course à pieds, le chocolat et d'autres choses. Je vous propose ici des recettes en compagnie de Nif-Nouf le cochon mascotte de ce site. Ca fait plaisir ! A noter que vivant avec un carnivore, je glisserai parfois quelques recettes "piscivores". Pour des raisons de santé, je ne peux pas faire une croix sur le poisson, surtout le poisson gras. Certains pourront trouver cela incohérent, m'agresser par des posts, mais je ne me considère pas comme intégriste, c'est tout ! Je pourrais changer le titre du blog pour "sans viande" ou "piscivore" (pas très romantique...), mais ce n'est plus possible sur overblog... Quoi qu'il en soit, bonne lecture !